Etude de cas : le Proche et le Moyen-Orient par les cartes

Publié le 10 Janvier 2015

En complément du cours, nous vous proposons ici quelques cartes pour vous permettre de mieux appréhender la complexité de la géopolitique et de l'histoire du Moyen-Orient. Ces cartes et les rapides analyses qui les accompagnent mettent en évidence quelques-un des facteurs de crises et de tensions régionales.

 

 

  • LE MOYEN-ORIENT, CARREFOUR DE PEUPLES ET MOSAÏQUE HUMAINE.

 

Cette région peuplée d'environ 380 millions d'habitants, au croisement de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, s'apparente à une véritable mosaïque humaine constituée d'une multitude de peuples. On distingue aujourd'hui 4 grands groupes:

 

Diffusion des principaux groupes de populations au Moyen-Orient.

 

- les Perses ou Iraniens, qui sont arrivés du nord de la mer Caspienne vers le 2ème millénaire avant notre ère. A l'intérieur de ce groupe, on peut différencier les Persans (les plus nombreux, surtout installés en Iran), les Kurdes (qui constituent des minorités en Irak, en Syrie, en Iran et en Turquie) ou encore les Pachtounes (en Afghanistan et au Pakistan). Les Perses iraniens sont aujourd'hui les représentants principaux de l'Islam chiite.

- les Turcs, nomades apparentés aux Mongols, qui sont arrivés dans la région il y a un millénaire seulement. Ils sont principalement implantés en Turquie mais constituent aussi des groupes minoritaires en Iran notamment (Azéris, Turkmènes, Kachkaïs...), ainsi qu'en Irak et en Afghanistan (Hazaras, Turkmènes...). Après la disparition des empires arabes Omeyyades et Abbassides, l'empire Ottoman turc a dominé la région, notamment entre le XVIème et XVIIème siècle, époque de son apogée  A sa disparition en 1923, le mouvement kémaliste (fondé sur les principes d'Atatürk) a repris le flambeau du nationalisme turc.

 

L'expansion de l'empire Ottoman

 

- les Arabes, apparentés aux Hébreux par leur langue sémitique, ils sont originaires de la péninsule arabique (plus précisemment du Yémen) et ont assimilé à leur culture les populations du Proche-Orient et de l'Irak via l'expansion de l'Islam. Ils se répartissent aujourd'hui entre plusieurs États : Arabie Saoudite, Yémen, Qatar et émirats du Golfe, Égypte, territoires palestiniens, Liban, Syrie et Irak. De la disparition de l'empire Ottoman jusqu'à la fin des années 1970, le panarabisme a cherché à défendre l'identité arabe et à unifier les peuples arabes du Moyen-Orient. Mouvement nationaliste séculier, il n'a pas résisté aux divisions religieuses et aux nationalismes locaux à l'intérieur de la région.

- Les Juifs (terme désignant un peuple lié à sa propre religion), dont les effectifs au Moyen-Orient augmentent à partir de la fin de la 1ère Guerre mondiale, suite à la déclaration Balfour qui facilita l'émigration vers la Palestine britannique . L'Etat d'Israël regroupe aujourd'hui plus de 6 millions de juifs (75% de la population du pays). Depuis sa création en 1948, les relations entre Israël et ses voisins constituent un des facteurs majeurs d'instabilité et de crise dans la région.

 

Peuples, religions et conflits au Moyen-Orient.

 

A l'échelle des Etats, on retrouve bien évidemment cette diversité ethnique. C'est par exemple le cas en Iran où 44% de la population est constitué de minorités (les iraniens étant majoritairement perses). Ces minorités, en Iran ou ailleurs, subissent parfois persécutions et oppressions de la part du groupe dominant et, lorqu'elles s'organisent en mouvement autonomiste ou séparatiste, rentrent en conflit plus ou moins ouvert avec le pouvoir central. C'est par exemple le cas des Kurdes dans les différents pays où ils sont implantés, minorités non-Arabe en Irak et en Syrie et non-Turque en Turquie (ainsi que Perse mais non-chiite en Iran).

 

Diversité ethno-linguistique en Iran

 

Les kurdes disposent aujourd'hui d'une assez grande autonomie au sein de l'Irak (le Kurdistan autonome, qui a sa propre assemblée, sa propre force militaire...)  mais pas encore d'un Etat qui rassemblerait l'ensemble de la communauté, elle-même d'ailleurs divisée entre différents mouvements politiques (PDK, UPK, PKK).

Les Kurdes au Moyen-Orient.

 

  • LE MOYEN-ORIENT, BERCEAU DES 3 GRANDS MONOTHEISMES

 

Le judaïsme, le christianisme et l'islam sont nés et se sont développés au Moyen-Orient. Aujourd'hui, la population de la région est très majoritairement musulmane mais divisée entre:

- les sunnites (ceux qui suivent la "sunna", c'est à dire la tradition prophétique), qui sont très majoritaires dans la région et dans le monde (90% des musulmans).

- les chiites (les "partisans" - shi'a - d'Ali, gendre du prophète), qui sont majoritaires au Liban, en Irak et surtout en Iran.

Les populations de confession juive sont principalement concentrées en Israël alors que les différents groupes issus du christianisme (orthodoxes, catholiques, maronites...) constituent des minorités confessionnelles en Egypte, au Liban et en Syrie.

 

Les principales religions au Moyen-Orient

 

Cette diversité religieuse se retrouve aussi à l'échelle des Etats. C'est par exemple le cas du Liban où se côtoient des chiites (32% de la population), des sunnites (28%), des druzes (5%) et des chrétiens (35%) dont une majorité de maronites. Le pays, véritable mosaïque religieuse, reconnaît ainsi officiellement 18 religions qui bénéficient de la liberté de culte. Malgré tout, le facteur religieux est fondamental dans la guerre qui déchire le Liban entre 1975 et 1982. Le conflit commence le 23 avril 1975 avec des tirs faisant deux morts lors de l'inauguration d'une église par Pierre Gemayel, homme politique libanais chrétien. L'après-midi, 27 travailleurs palestiniens sont tués. Le pays s'embrase et plonge dans la guerre civile. En 1976, des milices chrétiennes détruisent les camps palestiniens de Quarantina et Tell el Zaatar; des milices palestiniennes répliquent en attaquant la ville chrétienne de Damour et en massacrant les habitants. La présence de troupes syriennes dans le pays (officiellement pour assurer le statu quo) et les opérations militaires qui y sont menées par Israël (en 1978 et en 1982) attisent les braises.

 

Les communautés religieuses au Liban.

 

Depuis la deuxième moitié des années 1970, avec l'échec du projet panarabiste et la montée en puissance de l'islamiste radical, cette diversité religieuse est devenue un élément majeur de l'instabilité politique et des conflits au Moyen-Orient. C'est par exemple le cas entre Israël et des mouvements islamistes (le Hezbollah chiite libanais, le Hamas sunnite palestinien), qui prônent la destruction de l'Etat Hébreux. C'est également le cas aujourd'hui en Irak. En effet, pendant le règne de Saddam Hussein, le dictateur et son parti (le parti Baas, laïc et socialiste) avaient muselé les opposants politiques, principalement les chiites irakiens majoritaires dans le pays (et soutenus par l'Iran voisine). Depuis la chute du régime en 2003, les affrontements confessionnelles se sont multipliés. A l'heure actuelle, le pays est en partie dominé par Daech (groupe djihadiste sunnite) qui extermine les minorités (kurdes sunnites, chrétiens) et les populations chiites. Si ces-dernières bénéficient de l'aide des iraniens, Daech profite de l'appui de l'Arabie Saoudite et d'autres pays du Golfe (c'est à dire des Arabes sunnites opposés à l'Iran). La Turquie est aussi parfois accusée de soutenir les djihadistes contre les Kurdes.

 

Répartition des groupes ethniques et religieux en Irak.

La guerre actuelle en Irak et en Syrie: un conflit entre musulmans

 

Par ailleurs, la région concentre les principaux lieux saints des trois religions du Livre. C'est par exemple dans la péninsule arabique que se trouvent les deux villes saintes de l'Islam: la Mecque (lieu de naissance du prophète Muhammad, qui abrite la Kaaba et la mosquée Masjid Al-Haram; c'est la ville la plus sacrée de l'Islam) et Médine (où vint s'installer en 622 - date de l'hégire - le prophète chassé de la Mecque).

Les lieux saints de l'Islam.

 

La Kaaba au centre de la "Mosquée Sacrée" de la Mecque.

 

Jérusalem, ville "trois fois sainte", est bien évidemment le symbole de cette mixité religieuse: on y trouve des monuments chrétiens (le Saint Sépulcre, considéré comme le tombeau du Christ), juifs (le Mur des Lamentation, vestige du Temple de Jérusalem) et musulmans (le Dôme du Rocher, construit sur le lieu où Muhammad serait monté au Paradis). La ville est peuplée par des populations de toutes les confessions. Définie comme zone neutre sous contrôle international par le plan de partage de l'ONU en 1947, Jérusalem est depuis au coeur de l'affrontement israélo-arabe/palestinien. Depuis la Guerre des 6 jours, la ville est sous contrôle israélien, ces-derniers en ayant fait leur capitale "éternelle et indivisble" (ce qui n'est pas reconnu par l'ONU). La visite du leader du Likoud Ariel Sharon en septembre 2000 sur l'Esplanade des Mosquée est un des éléments déclencheurs de la seconde Intifada.

 

Répartition confessionnelle et lieux saints à Jerusalem

 

Vieille ville de Jerusalem

 

  • DES RESSOURCES CONVOITEES

 

a. Le pays de l'or noir

 

Le Moyen-Orient est la première région au monde pour les hydrocarbures, aussi bien en ce qui concerne les réserves que la production et les exportations. Ces ressources sont principalement localisées et exploitées en Arabie Saoudite (avec un quart des réserves mondiales, le pays produit plus de 3 milliards de barils de pétrole par an), en Iran, en Irak, au Koweït et dans les Emirat arabes. Certains pays, comme la Jordanie, le Yémen ou Israël, ne disposent par contre d'aucune réserve dans leur sous-sol.

 

Réserves mondiales de pétrole.

 

Production de pétrole par Etat au Moyen-Orient.

 

Ces hydrocarbures étant les principales sources d'énergie utilisées sur la planète, il s'agit d'une région hautement stratégique, en particulier pour l'approvisionnement des grandes puissances industrielles. Les pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient exportent ainsi partout dans le monde, principalement vers les pôles de la Triade et vers l'Asie. Des Etats comme le Japon, l'Inde ou l'Australie dépendent par exemple très largement de la région qui assure près des 2/3 de leur consommation pétrolière.

 

Exportation et consommation de pétrole dans le monde: le Moyen-Orient, une région centrale.

 

"L'or noir" est un élément essentiel dans la compréhension des tensions et des crises qui secouent la région. De la fin de la Première Guerre mondiale aux années 1960, l'exploitation des hydrocarbures du Moyen-Orient était assurée par les grandes compagnies pétrolières (les majors), états-uniennes et britanniques principalement. La volonté de dominer politiquement et/ou militairement la région était donc très largement liée à cette nécessité de contrôler l'approvisionnement en pétrole des puissances occidentales en plein développement industriel depuis la fin du XIXème siècle. Il faut par exemple se rappeler que dés février 1945, Roosevelt signe avec Ibn Saoud le Pacte du Quincy qui assure aux Etats-Unis l’essentiel de leur approvisionnement énergétique en échange de leur soutien militaire à l'Arabie Saoudite. Ici, les enjeux pétroliers apparaissent plutôt comme un facteur favorable à la stabilité régionale, celle-ci étant considérée comme "vitale" pour les Etats-Unis et qui sont dés lors très présents et très actifs dans la région

Toutefois, les intérêts économiques des grandes puissances peuvent aussi être source d'instabilité politique chronique. Le coup d'Etat de Mohammad Reza Pahlavi (dit le le Shah) en Iran en 1953 est ainsi appuyé par la CIA et le MI6 (opération Ajax). La dictature du Shah reçoit par la suite le soutien des Etats-Unis, plus soucieux de protéger leur approvisionnement énergétique que de défendre les valeurs de la démocratie. Aujourd'hui, les revendications autonomistes/indépendantistes des Kurdes dans le Nord de l'Irak sont en partie motivées par la présence d'importantes réserves pétrolières dans la région (comme l'était d'ailleurs la protection que leur ont offert les Etats-Unis avec la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne en 1991). La présence militaire yankee dans la région est en outre mal acceptée et certains régimes (comme l'Iran depuis 1979) ou organisations terroristes réclament le départ des troupes américaines (comme Al Qaïda qui demande le retrait des soldats US d'Arabie Saoudite qu'il considère comme une terre sainte)

 

Les Etats-Unis et la défense de leurs intérêts pétroliers au Moyen-Orient

 

L'Irak et les zones d'exclusion aérienne américaines (1991-2003)

 

Les enjeux pétroliers au coeur du Kurdistan irakien.

 

En outre, ces enjeux pétroliers ont également été à l'origine de conflits armés au Moyen-Orient. La crise de Suez de 1956, qui vit les troupes françaises et britanniques attaquer l'Egypte suite à la nationalisation du canal de Suez par Nasser, s'explique notamment par la volonté des puissances occidentales de maintenir leur main-mise sur la principale voie de passage des hydrocarbures en direction de l'Europe. L'invasion du Koweit par les troupes de Saddam Hussein en 1990 devait quant à elle notamment servir à capter les revenus de la manne pétrolière koweitienne afin de renflouer les caisses de l'Irak après la coûteuse guerre contre l'Iran (1980-88, dont l'un des enjeux étaient aussi lié aux hydrocarbures). La libération du micro-Etat en 1991 comme la guerre menée en Irak par George W. Bush à partir de 2003 sont également en partie dictées par ces enjeux pétroliers. Enfin, les revenus générés par la vente du pétrole sont aujourd'hui mis au service des fondamentalistes de Daech, qui utilisent cette richesse pour financer leur djihad.

Pétrole et conflits au Moyen-Orient depuis la fin de la 2nde Guerre mondiale.

 

L'importance stratégique des réserves de pétrole peut aussi être perçue comme un facteur d'indépendance et de puissance pour les Etats producteurs de la région. Lorsqu'en 1960, à la conférence de Bagdad, ces-derniers fondent l'OPEP (Organiation des Pays Exportateurs de Pétrole), ils cherchent avant tout à s'émanciper des majors pétrolières occidentales et de la logique bipolaire imposée par les deux superpuissances de la Guerre Froide. Un pas supplémentaire est franchi en 1968 avec la création de l'OPAEP (Organisation des Pays Arabes Exportateur de Pétrole), censée être plus unie du fait de l'identité arabe de ses membres. Cette organisation leurs permet de disposer d'un moyen de pression sur les occidentaux, utilisé par exemple en 1973 lors de la guerre du Kippour qui oppose Israël à ses voisins arabes. Pour soutenir ces derniers, l'OPAEP décrète un embargo sur les ventes de pétrole aux pays alliés d'Israël, ce qui provoque un brusque renchérissement des prix du pétrole: c'est le 1er choc pétrolier qui marque historiquement la fin des 30 Glorieuses.

 

L'OPEP et les autres producteurs de pétrole dans le monde.

 

La manne pétrolière, si elle ne profite qu'à une minorité de la population, permet cependant aux dirigeants des pays producteurs de considérablement s'enrichir et de développer des stratégies géopolitiques d'échelle mondiale. C'est par exemple le cas du Qatar qui, grâce à ses rentes pétrolières et gazières, réalise des investissements sur l'ensemble de la planète (terres arables, immobilier, industrie, sport, communication et audiovisuel...), organise des événements sportifs majeurs (mondiaux de handball en 2015 et de football en 2020) et finance par ailleurs les islamistes du Maghreb et du Moyen-Orient. La chaîne d'information Al Jazeera, concurrente de l'américaine CNN et "voix des musulmans" (dont les islamistes qui l'utilisent régulièrement), est également d'origine qatarie. Les "pétro-dollars" servent donc à réaliser des profits dans le monde entier, à accroitre la visibilité internationale de l'émirat et à défendre ses intérêts politiques et religieux dans la région.

 

Les investissements du Qatar dans le monde

 

b. Les tensions autour de l'eau

 

Si le pétrole est une ressource plutôt abondante au Moyen-Orient, ce n'est par contre pas le cas de l'eau. Dans un milieu méditerranéen et désertique marqué par l'aridité et la sécheresse, la rareté de l'eau est à l'origine de tensions géopolitiques et problèmes environnementaux, tant aux échelles nationale qu'internationale.

 

Prélèvements d'eau douce et tensions géopolitique dans le monde

 

Géopolitique de l'eau au Moyen-Orient.

 

Ces problèmes sont par exemple sensibles en ce qui concerne la gestion des fleuves internationaux (c'est à dire ceux dont le bassin-versant s'étend sur plusieurs Etats) comme le Nil ou le Tigre et l'Euphrate. C'est d'ailleurs sur ce dernier que la Turquie, située en amont du cours du fleuve et qui contrôle donc l'essentiel de son débit, a développé le projet GAP dans les années 1970. Ce projet de mise en valeur agricole et de peuplement des confins orientaux du pays prévoyait la construction de barrages, de centrales électriques et la mise en place de périmètres irrigués sur plus de 2 milliards d'hectares. Jusqu'à cette époque, la gestion de l'Euphrate était réglée par des traités internationaux (comme ceux de Lausanne de 1923 ou la convention turco-irakienne de 1946) qui obligeaient la Turquie à garantir un débit d'eau minimum aux Etats situés en aval, traités remis en cause par la politique de mise en valeur turque. Ce projet est ainsi à l'origine de tensions entre la Turquie d'un côté, la Syrie et l'Irak de l'autre, inquiets de voir leurs ressources en eau diminuer et leurs activités agricoles disparaitre.

 

Activités agricoles le long du Tigre et de l'Euphrate.

 

La question de l'appropriation et de l'exploitation de l'eau est également au coeur du conflit israélo-palestinien. Dans cette région où la ressource est particulièrement rare, la maitrise des réserves constitue un avantage géopolitique et économique manifeste. L'annexion du plateau du Golan lors de la Guerre des 6 jours de 1967 peut d'ailleurs être analysée dans cette perspective. Au delà de son intérêt militaire, ce plateau est un véritable château d'eau d'où provient une partie des affluents du Jourdain et de Tibériade, principal réservoir d'eau douce israélien. Son annexion a ainsi permis à Israël de s'assurer un approvisionnement en eau sécurisé et de développer l'agriculture irriguée sur son territoire. En outre, à l'heure actuelle, les territoires palestiniens sont largement dépendants de l'Etat hébreux pour leur accès à l'eau, accès qui reste très inégal entre les deux Etats (Israël utilise près de 80% des ressources des aquifères de Judée-Samarie; de plus, les 7 millions d’Israéliens ont une consommation par personne quatre fois supérieure aux 4,2 millions de Palestiniens). Le facteur hydrique apparait donc bien ici comme un facteur de tension et de blocage dans le règlement du conflit.

 

La maitrise de l'eau en Palestine #1

 

La maitrise de l'eau en Palestine #2

 

  • DES FACTEURS DE CRISES MULTIPLES ET CUMULATIFS

 

Les différents éléments exposés précédemment ne sont bien évidemment pas indépendants les uns des autres. En effet, les problématiques ethniques, religieuses, pétrolières et autres ont tendance à se cumuler et à rendre la situation géopolitique de la région extrêmement complexe. Pour terminer, voici donc quelques cartes de synthèse qui fournissent une vision plus générale des facteurs de crise au Moyen-Orient.

 

Les facteurs de crise au Moyen-Orient #1

 

 

 

 

Les facteurs de crise au Moyen-Orient #3

 

Les facteurs de crise au Moyen-Orient #4

 

Les facteurs de crise au Moyen-Orient #5

Rédigé par Team Histoire-Géo

Publié dans #cours histoire, #étude de cas

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c nonyme 12/09/2016 14:39

Je me demande ce que sont devenu les cartes du peuple Kurde ? Autrement bravo pour ce travail. Je pense que bcp de gens devraient consacrer quelques minutes à la lecture de votre blog, histoire de comprendre de quoi qu'on cause ;)

Marie 22/09/2015 03:59

Merci pour cette excellente synthèse.
Votre opinion sur l'issue des évènements actuels ? Que va devenir la FRANCE ????

Team Histoire-Géo 22/09/2015 18:57

Merci pour votre commentaire. Nous nous contentons ici de rappeler quelques faits historiques et géographiques pour mieux éclairer le présent et laissons les prédictions aux spécialistes (qui se plantent d'ailleurs souvent). Quant à la France ma pov' dame, y a déjà plus de saison, alors...