Ouverture du 47ème Forum économique de Davos (le Monde/le Figaro/RFI)

Publié le 17 Janvier 2017

Le 47ème Forum économique mondial de Davos (Suisse) a ouvert ses portes ce mardi 17 janvier 2017. Nous vous proposons ici quelques articles tirés de la presse afin de mieux en appréhender le fonctionnement et les enjeux, ce qui permettra du même coup d'éclairer votre compréhension de la gouvernance économique mondiale.

Bonne lecture

 

 

Qu’est-ce que le Forum de Davos ?

 

"Chaque année depuis 1971, une petite commune suisse accueille les plus hauts dirigeants d’Etats, de gouvernements et d’entreprises pour le Forum économique mondial.

Chaque mois de janvier, la petite commune de Davos, dans l’est de la Suisse (12 000 habitants en temps normal), se transforme pendant quelques jours en centre économique scruté par le monde entier. Le Forum économique mondial, qui débute mercredi 20 janvier et se tient jusqu’à samedi [2016 ndlr], attirera cette année 2 800 personnalités, dont de nombreux chefs d’Etat ou de gouvernement et des dirigeants de grands groupes. Manuel Valls, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, son homologue britannique, David Cameron, ou encore la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, feront entre autres une apparition lors de cette édition 2016.

 

Qui organise le Forum ?

C’est une fondation à but non lucratif qui est à l’origine du Forum économique mondial, dont elle porte le nom (« World Economic Forum » en anglais, WEF). Fondée en 1971 par un économiste allemand, Klaus M. Schwab – qui préside encore l’organisation –, elle est financée par le millier de grandes entreprises qui en sont membres. On trouve parmi elles, pêle-mêle, ArcelorMittal, Google, Facebook, les français Total, Publicis, Sanofi, Engie, Veolia…

Décrite comme « indépendante » et « impartiale » dans ses statuts, elle compte près de 500 employés et est dirigée par un « conseil de la fondation » qui compte 23 membres, dont la Française Christine Lagarde. Son rôle premier est d’être le « gardien de la mission, des valeurs et de la marque » de la fondation, de décider de la stratégie de l’organisation, de nommer de nouveaux membres, etc. Bien que le règlement de la fondation affirme que le conseil doit « tendre vers la parité », il ne compte que six femmes pour le moment.

 

Combien ça coûte et qui paye ?

La Fondation dispose d’un budget annuel d’environ 200 millions de francs suisses (près de 200 millions d’euros). Un peu plus de la moitié est consacrée à l’organisation des forums (celui de Davos étant le principal, mais pas le seul), tandis que l’autre moitié sert à la rémunération du personnel, selon le rapport annuel 2013-2014.

Côté revenus, chaque entreprise adhérente verse une adhésion annuelle minimum de plus de 40 000 euros ainsi que plus de 18 000 euros pour que son PDG puisse participer au Forum de Davos, soit un total de près de 60 000 euros.

Les membres les plus importants (et les plus riches) peuvent devenir « Industry Associates », pour plus de 100 000 euros, « Industry Partners », pour plus de 200 000 euros, ou « Strategic Partners » au-delà de 400 000 euros. Ces statuts donnent droit à des privilèges pendant les forums (réunions et dîners privés, etc.) et la possibilité d’envoyer plusieurs représentants, expliquait en 2011 un article du New York Times traduit dans Courrier international. Ces adhésions représentent 39 % des recettes de la fondation, la majeure partie provenant des partenariats (sponsors).

Les participants « officiels » (dirigeants politiques, par exemple) sont, eux invités par la Fondation.

 

Qui est présent et de quoi parlent-ils ?

Le but du Forum, depuis sa première édition en 1971, a longtemps été de promouvoir un modèle de management européen – il s’appelait d’ailleurs « European Management Forum » jusqu’en 1987, date à laquelle il est devenu le « Forum économique mondial ». Son fondateur, Klaus M. Schwab, était impressionné par le modèle américain, notamment dépeint dans Le Défi américain du Français Jean-Jacques Servan-Schreiber.

Quelque 400 chefs d’entreprise européens ont participé à la première réunion dans la petite station de Davos, choisie pour son isolement, sous le parrainage de la Commission européenne.

Selon l’article 3 de ses statuts, la fondation œuvre pour « améliorer l’état du monde » via « les collaborations entre public et privé ». Dans ce but, ses membres « identifient des problèmes au niveau mondial, régional et industriel, cherchent des solutions et, quand c’est possible, créent des partenariats pour agir ».

Chaque année, plusieurs thèmes sont sélectionnés pour les nombreuses conférences : lors de l’édition 2015 la « quatrième révolution industrielle », la situation économique de la Chine ou encore le développement durable. Outre des dirigeants d’entreprises et des chefs d’Etat et de gouvernement, des représentants de la société civile (ONG, universitaires, responsables religieux, personnalités du monde de la culture, etc.) seront également présents.

 

Nationalité des participants au forum de Davos 2016

 

Pourquoi le Forum est-il critiqué ?

Le Forum de Davos a mauvaise réputation. Il est perçu comme la réunion des puissants et riches capitalistes – ce qu’il est en grande partie – réunis pour la défense d’un modèle qui les avantage. « Tous les acteurs de la compétition des temps modernes s’y retrouvent pour professer une même foi en un libéralisme de bon aloi : une louche de commerce international débridé et quelques cuillères à soupe de règles du jeu et d’éthique », écrivait Bernard Esambert, ingénieur et financier français, dans Une vie d’influence (Flammarion).

« Il ne faut y voir rien de plus qu’une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s’en vont », affirmait de son côté Jacques Attali en 2009 dans le quotidien suisse La Liberté. Certains patrons de grands groupes, pourtant membres de la fondation, comme Facebook ou Google, ont cessé d’y aller chaque année. Une des principales multinationales mondiales, Apple, n’est même pas adhérente de l’organisation.

Mais le forum fait toutefois régulièrement preuve d’ouverture, en diversifiant le profil des participants. Ainsi, dès 2000, José Bové, alors nouveau héraut de l’altermondialisme, avait été invité, mais il avait préféré manifester dans la station suisse avant de participer, l’année suivante, au premier Forum social mondial, à Porto Alegre (Brésil).

Après la crise financière de 2008, M. Schwab avait appelé, en 2011 dans Le Monde, à « abandonner les excès du capitalisme pour plus d’engagement social ». L’économiste constatait notamment que « le capitalisme s’est déséquilibré » et avait « besoin d’être réformé ».(...)

La fondation, qui publie régulièrement des rapports sur de nombreux thèmes, a plusieurs fois affiché sa préoccupation face à la « montée des inégalités » avec un « fossé persistant entre les revenus des citoyens les plus riches et ceux des plus pauvres » qui menace la stabilité mondiale.

Mais l’apport concret de ces études et des discussions chaque mois de janvier à Davos, lui, est difficilement quantifiable. En 2012, Mohamed El-Erian, gérant de l’un des plus gros fonds d’investissement au monde, Pimco, avait décrit le rassemblement comme « un prestigieux salon où l’on discute », qui veut « influencer la politique aux niveaux national et mondial » mais qui, « au fil des années et dans un monde de plus en plus instable et incertain, n’a pas eu beaucoup d’impact »."

 

Alexandre Pouchard, lemonde.fr, le 20.01.2016

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/01/20/qu-est-ce-que-le-forum-de-davos_4850472_4355770.html

 

 

Davos 2016, avec de gauche à droite : M.Wolf (journaliste), C.Lagarde (directrice du FMI), G.Osborne (ministre des finances britannique), A.Jaitley (ministre des finances indien), H.Kuroda (directeur de la banque centrale du Japon) et T.Thiam (directeur du Crédit Suisse)

 

 

"A Davos, le rendez-vous d’un monde à l’envers"

 

"L’édition 2017 du Forum économique mondial s’ouvre ce mardi à Davos, dans les Alpes suisses, sous un jour très particulier : c’est, tout simplement, d’un monde à l’envers qu’il va être question toute la semaine.

Cette semaine a commencé avec des propos très déstabilisants de Donald Trump exposant à deux journaux européens son dédain de l’OTAN, de l’Union européenne et de la chancelière allemande. Le même homme sera, à la fin de la semaine, sacré 45e président des Etats-Unis. D’ici là, la première ministre britannique, Theresa May, aura expliqué, mardi à ses concitoyens, comment elle entend organiser la sortie de leur pays de l’UE. Deux jours plus tard, jeudi, elle viendra à Davos tester les réactions d’une audience internationale aux modalités de son plan, sans précédent.

Ayant compris assez tôt qu’il y aurait cette année une sorte de vacance du pouvoir à Davos, entre deux administrations américaines, la sortante et la nouvelle, qui se passent le relais de la manière la plus mouvementée qui soit, les Chinois ont décidé de combler le vide massivement : non seulement le Forum accueille une importante délégation chinoise, mais celle-ci est emmenée par le président Xi Jinping lui-même.

 

Fossé entre patrons et grand public

C’est la première fois qu’un président chinois fait le déplacement à Davos. Non seulement les représentants de l’empire du Milieu viennent en force, mais ils apparaissent, compte tenu de la confusion générale, comme les garants de la stabilité et du libre-échange : vue de Pékin, la mondialisation reste une valeur sûre.

Ce n’est pas le cas vu d’Europe ni des Etats-Unis, si l’on en croit les scrutins de ces derniers mois, émaillés d’insurrections électorales. Le sujet, que ne va pas manquer d’aborder dans son intervention mardi le vice-président américain sortant Joe Biden, va beaucoup occuper les esprits pendant ces quatre jours de conférences et de discussions : la démondialisation est-elle déjà en cours ? Quel est le coût du protectionnisme ? Les inégalités et la montée du populisme vont-elles tout emporter ? Connu pour être le rendez-vous annuel des élites mondialisées, Davos va sans doute, cette année, prendre des petits airs d’examen de conscience.

Loin de l’abandonner, pourtant, ces élites aujourd’hui si contestées y viennent encore plus nombreuses : quelque 3 000 participants, dont 1 200 patrons et une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement se pencheront cette semaine sur le thème du « leadership réactif et responsable ». Ce thème est d’autant plus opportun qu’une étude PWC publiée à l’ouverture du Forum révèle un fossé béant entre les perceptions qu’ont les patrons et le grand public des effets de la mondialisation : 60 % des patrons les jugent positifs, tandis que ce chiffre n’atteint que 38 % dans la population."

 

Sylvie Kauffmann, lemonde.fr, le 17.01.2017

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/01/17/a-davos-le-rendez-vous-d-un-monde-a-l-envers_5063742_3232.html

 

 

Les inégalités de richesse dans le monde (Oxfam, 2014)

 

 

"Forum de Davos: les inégalités de revenus et de richesses au centre des débats"

 

"La 47e édition du Forum économique mondial démarre ce mardi 17 janvier 2017. L'évènement réunit chaque année à Davos, petite station de ski des Alpes suisses, grands patrons, politiques, ONG et personnalités de la société civile. Cette année, l'évènement sera aux couleurs de la Chine, invitée d'honneur. Le président Xi Jinping doit prononcer le discours inaugural. Thème central : les inégalités.

Les 3 000 participants sont invités à plancher sur les moyens de construire un leadership réceptif, à l’écoute des peuples, responsable. Et s’il y a bien un sujet de préoccupation qui fait l’unanimité cette année à Davos, c’est l’accroissement des inégalités de revenus et de richesses, considéré par le Forum économique mondial comme le risque global majeur pour la prochaine décennie. L'accroissement des inégalités s’accélère et n’épargne plus les pays développés.

 

Une lucidité nouvelle dans les rangs à Davos

Un rapport publié lundi a en effet révélé que le revenu annuel médian dans les pays riches a reculé ces cinq dernières années de 2,4 %, soit 284 dollars de moins par habitant. Pour l’ONG Oxfam, habituée aux comparaisons choc et qui vient de révéler que huit milliardaires possèdent autant que les 3 milliards 600 millions de personnes les plus pauvres, les multinationales sont largement responsables de cette situation. « Il y a une certaine croissance au niveau mondial, elle est juste exclusive. Elle profite à une infime minorité », explique Manon Aubry, porte-parole d'Oxfam France.

« Derrière cela, c’est une certaine pression sur les salaires et des écarts de salaires de plus en plus importants, ajoute la militante. Deuxième élément : il y a cette course effrénée au profit que mènent les entreprises, qui fait que les fruits de la croissance sont redistribués inégalement. Les entreprises du CAC 40 ont reversé à leurs actionnaires plus de 55 milliards d’euros. C’est un chiffre record depuis 2007. Ensuite, il y a un système d’évasion fiscale qui leur permet de conserver un maximum de bénéfices. Le résultat : des inégalités qui s’accroissent et des moyens insuffisants, en tout cas pour lutter contre les inégalités. »

A Davos, les patrons de multinationales ne sont plus aussi indifférents à cette question des inégalités de revenus. C’est ce que révèle l’étude du cabinet Price Waterhouse Cooper publiée lundi soir dans la station. Cette étude, c’est un peu une Bible sur place. Elle donne un aperçu de la manière dont les grands patrons voient évoluer le climat des affaires à l’échelle mondiale dans les mois à venir. Et parmi leurs principales préoccupations, l’instabilité sociale en hausse constante depuis trois ans. Ils sont d’ailleurs 44 % à reconnaître que la mondialisation n’a pas contribué à réduire l’écart entre riches et pauvres.

 

Lutter contre les inégalités : l'intérêt des patrons ?

Selon Bernard Gainnier, patron France et Afrique francophone de Price Waterhouse Cooper, « les patrons constatent que si leurs entreprises se sont développées grâce à la mondialisation, elles n’ont pas fondamentalement résolu le fait qu’un petit nombre a eu accès à ces développements et en a profité. L’agenda de long terme de ces entreprises, la participation au monde, et je dirais l’attention au monde - pas simplement en tirer des bénéfices -, est un élément essentiel pour qu’elles ne soient pas critiquées, qu’elles ne soient pas remises en cause et qu’elles soient un acteur positif de l’économie. »

Cette volonté affichée par certains grands patrons de repenser le capitalisme pourrait devenir inévitable. C’est en tout le sentiment de Jean-Marc Borello, qui dirige le groupe SOS, première entreprise sociale européenne avec 1 milliard de chiffre d’affaires, 20 % de croissance et 15 000 salariés. Un patron atypique que le Forum a tenu à inviter. « L’essentiel du changement viendra du client, du consommateur et du citoyen. C’est pour plaire à son client que l’on fait évoluer l’entreprise », confie-t-il.

Et d'ajouter : « Le sujet, c’est de créer des dispositifs alternatifs, démontrer qu’ils sont capables de fonctionner, et en même temps, faire monter le niveau de connaissances chez les citoyens du monde, pour qu’ils exigent de leur banque de la transparence sur la manière dont les fonds sont utilisés, de leur fournisseur, de la transparence sur la manière dont ils traitent leurs salariés. Donc, faire de la pédagogie et espérer que cette pression finira par faire évoluer le système économique classique. » Garantir un certain niveau de croissance économique, et donc une stabilité sociale, c'est peut-être ce qui pourrait finalement convaincre les patrons de multinationales."

 

Mounia Daoudi, rfi.fr, le 17.01.2017

Source : http://www.rfi.fr/europe/20170117-forum-economique-mondial-davos-inegalites-revenus-richesses

 

 

Le président chinois Xi Jinping lors de la cérémonie d'ouverture du 47ème Forum de Davos (2017)

 

 

"Xi Jinping entonne à Davos un hymne au libre échange et à la mondialisation"

 

"Dans le hall rempli à ras bord du centre des congrès de Davos, le président de la République de Chine s'est pendant une trentaine de minutes lancé dans un plaidoyer enthousiaste du libre échange, de la mondialisation et de la coopération internationale. Et ses propos qui correspondaient totalement aux valeurs d'internationalisme du public de Davos ont été interrompus à plusieurs reprises par des salves d'applaudissements.

Xi Jinping a commencé son discours à l'origine de la première révolution industrielle, au début du XIXe siècle, citant Charles Dickens, qui en fut le témoin attentif. L'écrivain britannique avait noté que «c'est la meilleure et la pire des choses». De même aujourd'hui le monde connaît un développement économique sans précédent, mais ces améliorations s'accompagnent de conflits régionaux, de terrorisme, de pauvreté et de chômage.

«Beaucoup de gens se demandent ce qui est allé de travers», a souligné le Chinois, faisant une allusion discrète aux courants populistes. «Certains critiquent la mondialisation qui a été dans premier temps présenté comme la caverne d'Ali Baba et serait aujourd'hui devenue la boite de Pandore» (sic, ce sont les termes de la traduction). Et Xi Jinping de souligner que les flux de réfugiés, ou dans un tout autre registre la crise financière de 2008 liée «à la recherche de gains excessifs», n'ont rien à voir à la mondialisation.

Il admet certes que celle-ci «est une lame à double tranchant», avec des gagnants et des perdants. Il reconnaît que la Chine a hésité avant de rejoindre en 2001 l'Organisation mondiale du commerce (OMC), «mais on en a conclu qu'il fallait avoir le courage de nager dans le grand océan des marchés mondiaux, et on a appris à nager».

 

Les trois origines des difficultés actuelles

Les difficultés actuelles et les critiques de la mondialisation, qu'il ne nie nullement, ont trois origines de fond qu'il faut affronter «et de façon coopérative». En premier lieu la croissance mondiale est insuffisante depuis sept ans, et le commerce international ralentit encore plus. Les moteurs traditionnels de croissance s'affaiblissent, et on ne sait pas utiliser les perspectives offertes par les nouvelles technologies, dont il cite les imprimantes 3D et l'intelligence artificielle.

En deuxième lieu, il incrimine les défaillances de la gouvernance internationale qui semble incapable de faire face à la volatilité financière notamment. Mais loin d'accuser les organisations internationales, il cite Christine Lagarde, la directrice générale du FMI (l'une des rares personnes nommées dans son discours), qui lui rappelait récemment que «désormais les pays émergents ou en développement contribuent à 80% de la croissance mondiale».

Troisième source de difficultés, les inégalités grandissantes, comme en témoigne le fait que «1% de la population détient 99% de la richesse mondiale», selon les estimations de l'ONG Oxfam (qu'il n'a pas nommément citée).

Il faut s'engager «dans une économie croissante et ouverte», a-t-il martelé à plusieurs reprises. Et tout en faisant appel à plus de coopération entre les pays, il a tenu à souligner qu'il n'y a pas de voie unique dans le développement, que chaque nation se doit de poursuivre sa propre philosophe de développement, «par le peuple et pour le peuple», a-t-il indiqué pour ce qui concerne la Chine. Et de se placer sous l'autorité du Parti communiste chinois, auquel il a rendu hommage.

«Personne ne sortirait gagnant d'une guerre commerciale», a conclu Xi Jinping. De même on retiendra que Pékin n'entend pas «se lancer dans une guerre des monnaies»."

 

Jean-Pierre Robin, lefigaro.fr, 17.01.2017

Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/01/17/20002-20170117ARTFIG00200-xi-jinping-entonne-a-davos-un-hymne-au-libre-echange-et-a-la-mondialisation.php

Rédigé par Team Histoire-Géo

Publié dans #Histoire monde

Repost 0
Commenter cet article