La mondialisation en fonctionnement (1ère partie)

Publié le 7 Octobre 2019

THÈME 2 : LES DYNAMIQUES DE LA MONDIALISATION

 

Chap. 1 : La mondialisation en fonctionnement

Depuis le milieu du XXème siècle, la planète semble de plus en plus "en mouvement" : les hommes, les marchandises, les capitaux, les informations circulent de plus en plus massivement et de plus en plus rapidement. Cette multiplication et cet accroissement des flux à l'échelle de la planète témoignent de l'approfondissement du processus de mondialisation défini comme la mise en relation généralisée et hiérarchisée des différentes parties du monde.

Ce processus entraîne aujourd'hui de profondes mutations des sociétés et de leur organisation, aussi bien en termes économique que social, culturel et géographique. La mondialisation contribue en effet largement à la mise en place d'une nouvelle organisation de l'espace mondial ainsi qu'à un bouleversement des modes de vie. Ce processus qui affecte les espaces comme les hommes contribue notamment à accroître l'interdépendance entre les territoires.

Dans l'étude de la mondialisation, il faut distinguer et prendre en compte :

  • Les flux : de toute nature/valeur/volume ; ils sont la matérialisation de ce rapprochement géographique et des interdépendances croissantes qui existent entre les différentes parties de la planète. Ils témoignent de la plus ou moins grande intégration des différentes régions du globe au processus de mondialisation ainsi que du rôle joué par chaque région dans l'organisation planétaire.

  • Les acteurs : ils s'agit de l'ensemble des individus, entreprises, organisations et autres intervenants qui contribuent à la mise en œuvre de la mondialisation et à l'organisation de l'espace mondial, et ce en fonction de leurs stratégies, de leurs intérêts et de leur puissance. Ils constituent les « têtes » et les « jambes » de l'espace mondial, les décideurs et les exécutants...

  • Les lieux et territoires : dans un monde de plus en plus interdépendant, chaque lieu/territoire joue un rôle spécifique en fonction de ses qualités/avantages. Les différentes parties de la planète entretiennent ainsi des relations hiérarchisées à la fois complémentaires et concurrentes.

Ainsi, il s'agit de mettre en évidence la nouvelle organisation de l'espace mondial née des logiques de la mondialisation. Autrement dit, il convient de distinguer des centres (ou pôles), des périphéries plus ou moins intégrées et des marges plus ou moins délaissées.

 

=> Comment les différentes régions du globe sont-elles mises en relation?

=>Quelle est la géographie des flux majeurs qui s'établissent à la surface de la planète?

=> quels sont les réseaux et les pôles qui structurent l'espace mondiale?

 

I - L'EXPLOSION DES ÉCHANGES ET DES MOBILITÉS.

 

1. Des flux de biens et de services en constante augmentation mais qui restent dissymétriques

 

Depuis les années 1950, les échanges internationaux sont en constante augmentation (ils augmentent même plus vite que la production). Ainsi, en 1970 c'est environ 15% de la production mondiale qui était échangé alors qu'aujourd'hui les flux internationaux de biens et de services représentent plus de 30% de la production mondiale. La valeur du commerce a ainsi été multiplié par 5 depuis les mêmes années 1970. Par ailleurs, 80% du commerce mondial de marchandises s'effectue par la voie maritime (grâce à environ 50 000 bateaux de commerce) et le trafic mondial a doublé en 30 ans.

 

Evolution du commerce mondial (1948-2010)

 

Croissance comparée du PB et des exportations 2005-2015

 

En outre, les biens échangés ont évolué. Les flux de matière 1ère ont augmenté en tonnage mais baissé en part relative (environ 30% des biens échangés), alors que les flux de biens manufacturés (50%) et de services ont augmenté en valeur, en volume et en part relative.

 

Répartition des exportations mondiales selon leur nature

 

Production et échanges pétroliers

 

Ces flux sont très largement polarisés par les États des 3 grandes aires de puissance (ex triade) qui réalisent environ 75% des échanges mondiaux (pour seulement 20% de la population mondiale). De plus, une partie non négligeable des échanges se fait à l’intérieur même de ces zones (plus de 50% des flux mondiaux sont intra-zones). Par exemple, le commerce entre les pays de l’UE représente 65 % des échanges de la zone (pour environ 50% en Asie du sud-est et environ 40% pour l’Amérique du Nord). Ce commerce intra-zone est à relier avec l’existence, dans la plupart des cas, d’une organisation “régionale” de libre-échange (UE, ALENA, ASEAN…).

=> complémentarité et interdépendance croissante entre les 3 pôles de la triade et à l'intérieur de ces régions.

 

Pôles et flux du commerce mondial de marchandises (2016)

 

Toutefois, les pays émergent ne cessent d’accroître leur part dans les échanges mondiaux (20%), en particulier la Chine, véritable « usine du monde », aujourd'hui 1er exportateur et 2ème importateur de la planète (l'Allemagne et les États-Unis complètent ces podiums).

 

Part des exportations mondiales de biens (origine-destination)

 

Ainsi, la production est de plus en plus dispersée à l'échelle du globe : si en 1950, 10 pays concentraient 90% de la production mondiale, aujourd'hui 85% de cette production est répartie entre une trentaine d’États (élargissement de la DIT). On constate donc l'intégration croissante des États (NPI, pays émergents...) au processus de mondialisation par le développement de leur secteur productif et par leur participation aux flux internationaux.

A l'inverse, certaines régions de la planète restent marginalisées au regard de leur part dans le commerce mondial, en particulier l'Afrique subsaharienne (qui représente environ 2% des flux mondiaux) et plus généralement les PMA.

 

2. L'explosion des flux immatériels : la mise en réseau du monde.

 

Ce sont les flux dont la circulation a connu la plus forte augmentation. On peut distinguer :

  • Les flux financiers qui ont explosé, en grande partie du fait de la dérégulation financière. Les capitaux circulent aujourd'hui librement au sein d'un marché unifié (globalisation financière). Quelques exemples :

- les IDE : investissements réalisés par une firme sur un territoire étranger servant soit à la création d’une unité de production ou de commerce, soit au rachat ou à la prise de participation d’une entreprise étrangère. En 2016, ces IDE ont dépassé les 1500 milliards de dollars. Plus de la moitié de ces flux sont à destination des pays développés (environ 65%). Par pays, si les États-Unis occupent la première place du podium, la Chine avec Hong Kong se classe au deuxième rang, avec 231 milliards de dollars, devant le Royaume-Uni (179). La France (46) se classe sixième. L’Afrique est encore peu concernée (le continent a capté 11% des flux mondiaux d'IDE en 2016) mais sa part est en nette progression ces dernières années.

 

IDE entrants et sortants (2009)

 

- Les capitaux placé sur les marchés financiers : les banques, assurances, fonds de pension ou encore les fonds spéculatifs placent leurs capitaux sur des marchés financiers à la recherche du meilleur profit. La capitalisation boursière a été multiplié par 10 en 25 ans et le stock de capital représente près de 10 fois le PIB mondial. Par exemple, sur les marchés de la dette monétaire, c'est un volume global quotidien de l'ordre de 8 000 milliards de dollars qui circule.

Aujourd'hui, 5 bourses polarisent 50% de la capitalisation boursière : Wall Street, Kabutocho, la City, Shanghai, Francfort.

 

Les principales places et flux financiers (2011)

 

- « l’argent sale » issu des trafics illicites de la drogue, des armes <=> rôle important dans ce cadre des paradis fiscaux qui permettent la circulation et le blanchiment de cet argent (Suisse, îles anglo-normandes, Caraïbes...)

  • L’information (image, son, texte...) circule de plus en plus rapidement grâce au progrès technique. La planète est progressivement mise en réseau même si les inégalités en terme d'équipement et d'accessibilité subsistent (c'est la fameuse « fracture numérique » évoquée précédemment).

- Depuis 2000, le nombre de téléphone portable est passé de 750 millions à plus de 7 milliards, le nombre d'internaute de 400 millions à 3,5 milliards.

- Si les européens représente environ 60% des internautes, les africains ne comptent que pour 3%.

 

Internet: flux, utilisateurs et infrastructures (2008)

 

Les « médias » restent principalement aux mains des FMN des pays du Nord : CNN, Yahoo, Google, Universal... La production et la diffusion de l'information à l'échelle planétaire sont donc contrôlées par les pays du nord. La capacité à produire et à diffuser de l’information est aujourd’hui un élément essentiel de la puissance d’un État (cf concurrence entre CNN et TeleSUR ou Al jazira)

Cette circulation planétaire de l’info a énormément d’effet sur la société. Le monde se rétrécit et tend à constituer ce que le sociologue américain Marshall Mac Luhan appelle un « village global ». Facebook en est un exemple emblématique, tout comme le tube sud coréen du chanteur psy Gangnam Style ou encore l'émergence du "globish", un anglais simplifié qui devient la langue mondiale. Toutefois, ce « village global » est davantage rêvé que réel dans la mesure où :

- les particularisme locaux subsistent et parfois se renforcent en réaction à cette homogénéisation/américanisation de la culture; ici, le mondiale renforce le local.

- de nombreux individus/territoires restent en marge de ce processus.

 

"It's a small world", publicité DHL

 

=> ces flux, de marchandises, de services et de capitaux, nous permettent de constater la plus ou moins grande intégration des différentes régions du globe à la mondialisation

=> ces flux témoignent ainsi de la place de chaque région dans le processus de mondialisation et dans la compétition qu'il instaure.

 

3. Les hommes en mouvement : des mobilités humaines également en forte augmentation

 

La circulation des hommes a elle aussi très fortement augmenté depuis le milieu du XXème siècle. On compte aujourd'hui (statistiques 2013 de l'OCDE) environ 230 millions de migrants internationaux (c'est à dire un petit peu plus de 3% de la population mondiale) contre 77 millions en 1913 et 150 millions en 1990.

Environ la moitié des migrants internationaux résident dans dix pays, ce qui témoigne d'une forte polarisation des flux migratoires : les États-Unis (qui accueillent 46 millions de personnes soit 20% du total), la fédération de Russie, l'Allemagne, l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada, l'Australie et l'Espagne). Contrairement à une idée reçue, les migrations sud-sud sont aujourd'hui sensiblement équivalente aux migrations sud-nord (82,3 millions contre 81,9).

Les motifs de départs sont multiples (économiques, politique, environnementaux...) et de plus en plus difficiles à dissocier les uns des autres. Quelques précisions cependant :

 

Les migrations dans le monde (2009)

 

  • les migrations économiques : Les migrants issus des Pays du Nord sont la plupart du temps très qualifié. Les flux se font dans le cadre "brain drain" (largement au profit des Etats-Unis) ou bien de la circulation interne aux FMN. La plupart des migrants peu qualifiés vont des Pays du Sud vers les Pays du Nord et vers les autres Pays du Sud. C'est par exemple le cas des flux migratoires vers le golfe persique (c'est le cas d'environ 2 millions d'habitants du Kerala, région située au sud ouest de l'Inde, qui se rendent à Dubaï pour travailler sur les chantiers de construction) ou vers les l'Argentine et le Brésil (comme pour les boliviens).

  • Les migrations politiques : en raison de la multiplication des conflits, le nombre de réfugiés a considérablement augmenté (40 millions de personnes environ). Il s'agit de migrations transfrontalières de proximité dans la plupart des cas et de migrations internes. Près de 90% des réfugiés vivent ainsi dans des pays en développement. Ces réfugiés sont particulièrement nombreux en Afrique, notamment dans la région des grands lacs où l'instabilité géopolitique règne (Burundi, Congo, Rwanda), ainsi qu'au Moyen-Orient aujourd'hui en crise.

 

 

Réfugiés et déplacés en 2016

 

  • les migrations touristiques : le nombre d'arrivée touristique a plus que doublé depuis les années 1990, passant de 450 millions à plus d'un milliard aujourd'hui. Si ces flux sont encore majoritairement nord-nord (l'Europe constituant le 1er pôle touristique mondial avec plus de 50% des arrivées internationales, en particulier sur la rive-nord ouest de la Méditerranée), l'origine et les destinations des touristes se diversifient fortement ces dernières années. Les pays en développement et en particulier les émergents occupent ainsi désormais une place importante dans le tourisme mondiale : ils représentent 45% des touristes internationaux et l'Asie-Pacifique est devenue le 2ème pôle touristique de la planète. Il s’agit la plupart du temps d’un tourisme de masse, balnéaire et uniformisant en terme de paysage et de pratique spatiale.

 

Tourisme international

 

II – LA MONDIALISATION : UN PROCESSUS ÉVOLUTIF RÉORGANISANT EN PERMANENCE L'ESPACE MONDIAL.

 

1. La mondialisation, un processus ancien qui amène à la mise en place d'économies-mondes successives.

 

La processus de mondialisation est ancien; il s'inscrit dans le long terme. On peut en effet remonter à la diffusion de l'homme (homo sapiens sapiens) sur la planète comme première forme d'appropriation du monde, à la mise en place de vastes Empires durant l'Antiquité ou encore au commerce de la soie et des épices venues d'Asie qui a fait la richesse des cités-Etats italiennes au Moyen-âge. Toutefois, le phénomène se développe véritablement à partir des XVème et XVIème siècles. Deux étapes essentielles :

  • Les grandes explorations menées par les marins européens (pour le compte des couronnes espagnole et portugaise notamment mais aussi française et britannique). Celles-ci ont été rendues possibles par l'invention de la boussole, de l'astrolabe ou encore de la caravelle et ont amené à la découverte de nouvelles routes maritimes pour le commerce (détroit de Magellan, contournement de l'Afrique...) et de nouveaux territoires à exploiter (Amérique). Ainsi, on a pu constater la croissance des échanges commerciaux et le renforcement de l'interdépendance entre les différentes régions de la planète.

 

Les Grandes Découvertes (XV-XVIe siècles)

 

La mise en place du commerce triangulaire est un exemple significatif de ce phénomène. L’Europe (le centre) organise le monde à son profit, faisant de certaines régions africaines des réservoirs de ressources (hommes/esclaves) et de l'Amérique un espace d'exploitation des richesses du sous-sol et de production agricole (or, argent, café, cacao, sucre, coton) (les périphéries). Les ports (interfaces) de Liverpool, ou Bordeaux, comme les couronnes britannique ou française, en tirent une grande richesse. Si cette étape de la mondialisation est avant tout économique, elle est aussi culturelle avec la diffusion du christianisme par les missionnaires en Amérique latine ou encore avec la diffusion de la culture protestante dans les colonies britanniques d'Amérique du nord.

 

Le commerce triangulaire

 

  • Le processus est encore accentué au XIXème siècle sous le double effet de l'industrialisation et de la colonisation européennes. La domination territoriale et économique des puissances européennes s'accentue encore, comme le prouve par exemple la mise en place de l'économie-monde britannique.

    En outre, cette période s'accompagne de la migration massive de populations européennes, notamment vers le Nouveau monde, diffusant ainsi la culture européenne sur le globe.

En effet, à partir de Londres (centre financier et politique), de la région de Manchester (centre industriel) et de Liverpool (interface portuaire), la Grande-Bretagne domine et organise l'espace planétaire en fonction de ses intérêts, grâce notamment à sa supériorité technologique (science et industrie) et à sa puissance maritime (le bateau à vapeur révolutionnant les transports au long cours). Les Britanniques développent par exemple la culture du coton en Inde, ramènent les productions dans la métropole où elles sont transformées par l'industrie textile avant d'être réexportées partout dans le monde (80% de la production mondiale vers le milieu du XIXème siècle). En outre, ce système s'appuie sur la diffusion du capitalisme libéral (qui ouvre les frontières et permet l'exportation des produits anglais), ses grands théoriciens étant d'ailleurs britanniques (A. Smith, D. Ricardo...). La Grande-Bretagne est donc bien le centre polarisateur/directeur de l'espace monde et organise une DIT à son avantage (spécialisation de pays ou zones reposant sur leurs avantages comparatifs)

 

L'Empire britannique au XIXe siècle (1886)

 

L'économie-monde britannique au XIXe siècle

 

=> la mondialisation est donc un processus historique inscrit dans le long terme. Elle s'établit par étapes successives sous l'impulsion d'une puissance dominante et grâce à des progrès techniques facilitant la maîtrise de l'espace. L'espace mondial s'organise ainsi autour de centres successifs et de périphéries.

 

2. Un processus accentué depuis la fin de la 2ème Guerre mondiale sous l'effet de la libéralisation croissante de l'économie.

 

Après 1945 et surtout depuis 1991 et l'effondrement de l'URSS, le processus connaît une nouvelle accélération. En effet, sous l'impulsion des États-Unis, le modèle économique capitaliste et libéral se diffuse jusqu'à devenir aujourd'hui le modèle quasi-exclusif. Ainsi, le libre échange et la libre concurrence deviennent les paradigmes de l'économie-monde et même les derniers régimes communistes adoptent ce système, comme en témoigne le cas de la Chine (devenue le 1er exportateur mondial) et son « économie socialiste de marché ». Ce phénomène repose sur la libéralisation et la dérégulation croissantes de l'économie mondiale :

  • Les marchés financiers sont globalisés ; les capitaux circulent ainsi librement, sans entrave et sans taxe (les fameux 3D : dérégulation, décloisonnement, désintermédiation).

  • Les frontières jouent de moins en moins un rôle économique dans la mesure où les taxes douanières (considérées par les libéraux comme des entraves au commerce international) ont tendance à diminuer ou même à disparaître. La mise en place d'organisations régionales (ALENA, UE, ASEAN, Mercosur...) qui organisent la libre circulation des marchandises et d'organisations internationales (comme l'OMC dont l'objectif est d'harmoniser et d'abaisser les tarifs douaniers et qui compte 157 membres) accompagnent et accentuent ce phénomène. Entré en vigueur le 1er janvier 2010 après huit ans de négociations, l’accord de libre-échange entre la Chine et les six pays fondateurs de l'ASEAN (La Thaïlande, l’Indonésie, les Philippines, Brunei, Singapour et la Malaisie) prévoit par exemple la suppression de taxes douanières sur 7 000 produits et services (soit 90 % des échanges régionaux), ce qui donne naissance à la plus grande zone de libre-échange au monde.

 

Les organisations régionales dans le monde (2012)

 

=> La mondialisation est ainsi le résultat d’un processus d’extension du capitalisme libérale dans le monde. Ce sont les besoins de ce capitalisme (matières 1ères, marchés de consommation...) qui ont, entre autres, progressivement amené à la mise en relation des espaces.

 

Rédigé par Team Histoire-Géo

Publié dans #cours geo

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Richard 10/10/2019 23:38

Le sujet est excellemment traité et facile à comprendre. Merci.

Paul 15/10/2018 11:57

Très bon sujet merciiii