La Chine et "les 3 mondes" (années 1960-70) - commentaire de documents

Publié le 25 Mars 2020

La Chine et "les 3 mondes" (années 1960-70)

 

Document 1 : la Chine, leader du 1/3 monde

 

« Tous les peuples du monde unis pour vaincre l’impérialisme américain ! Pour vaincre le révisionnisme soviétique ! Pour vaincre les réactionnaires de toutes les nations ! ». Affiche de l’atelier de propagande des Beaux-Arts de Shanghai, 1969.

 

 

Document 2 : l'influence du maoïsme en occident dans les 1960.

Portrait de Mao Zedong affiché dans la cour de la Sorbonne pendant les événements de mai 1968

 

 

Document 3 : La théorie des 3 mondes (1974)

« Monsieur le président,

(...) Les deux superpuissances, les États-Unis et l’Union soviétique, tentent, mais en vain, de s’assurer l’hégémonie mondiale. Elles cherchent, par divers moyens, à placer sous leur contrôle respectif les pays en voie de développement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine ; et en même temps, elles malmènent les pays développés dont le potentiel est inférieur au leur.

Les deux superpuissances, les plus grands exploiteurs et oppresseurs internationaux de notre époque, constituent le foyer d’une nouvelle guerre mondiale. Toutes deux disposent d’importantes quantités d’armes nucléaires. Elles se lancent dans une course effrénée aux armements, font stationner des troupes aux effectifs considérables hors de leurs frontières et établissent partout des bases militaires, menaçant ainsi l’indépendance et la sécurité de tous les autres pays. Elles ne cessent de soumettre les autres États à la mainmise, à la subversion, à l’intervention et à l’agression. Toutes deux se livrent, sur le plan économique, à l’exploitation des autres nations, au pillage de leurs richesses et à la spoliation de leurs ressources.

A propos des vexations infligées à autrui, la superpuissance qui arbore l’enseigne du socialisme se montre particulièrement perfide. Elle a envoyé des troupes occuper la Tchécoslovaquie, son « allié », et fomentée une guerre pour démembrer le Pakistan. Elle ne tient pas sa parole et n’agit en aucun cas à la loyale. Cette superpuissance ne recherche que ses intérêts et, pour y parvenir, elle ne recule devant rien.

Les pays développés situés entre les superpuissances et les pays en voie de développement présentent des cas complexes. Certains d’entre eux maintiennent jusqu’à ce jour des rapports colonialistes sous diverses formes avec des pays du tiers monde ; le Portugal, par exemple, continue même d’exercer sa domination coloniale barbare. Cet état de choses doit être redressé.

Dans le même temps, ces pays développés souffrent tous, à des degrés différents, de la mainmise, de la menace ou des vexations de l’une ou l’autre superpuissance ; parmi eux, il y en a qui on en fait été réduits par une superpuissance à l’état de dépendance, sous la couverture de la prétendue « grande communauté ». Tous ces pays demandent, à tel ou tel degré, à s’affranchir de l’asservissement ou du contrôle des superpuissances et à préserver leur indépendance nationale et l’intégrité de leur souveraineté.

Les nombreux pays en voie de développement ont été pendant longtemps victimes de l’oppression et de l’exploitation du colonialisme et de l’impérialisme. Ils ont conquis l’indépendance politique ; cependant, ils se trouvent confrontés, sans exception, à la tâche historique de liquider les forces résiduelles du colonialisme, de développer l’économie nationale et de consolider l’indépendance nationale.

Ces pays s’étendent sur de vastes territoires, où vit une population très nombreuse et où les ressources naturelles sont en abondance. Les plus cruellement opprimés, ils nourrissent un désir des plus ardent de s’opposer à l’oppression, d’acquérir la libération et d’œuvrer pour le développement. Dans la lutte pour la libération et l’indépendance nationales, ils témoignent d’une puissance prodigieuse sans pareille et remportent continuellement des victoires éclatantes. Ils constituent la force motrice révolutionnaire qui fait avancer la roue de l’histoire universelle, de même que la force principale dans la lutte contre le colonialisme, l’impérialisme et, en particulier, contre les superpuissances.

La Chine est un pays socialiste et en même temps un pays en voie de développement. Elle appartient au tiers monde. Le gouvernement et le peuple chinois, indéfectiblement fidèles aux enseignements du président MAO appuient résolument la lutte menée par les nations et peuples opprimés de partout pour la conquête et la sauvegarde de l’indépendance nationale et le développement de l’économie nationale, contre le colonialisme, l’impérialisme et l’hégémonisme ; il s’agit là d’un devoir internationaliste que leur incombe.

La Chine n’est pas et ne sera jamais une superpuissance. Qu’entendons-nous par superpuissance ? Ce sont les pays impérialistes qui se livrent en tous lieux à l’agression, à l’intervention, à la mainmise, à la subversion et au pillage à l’encontre des autres pays et recherchent l’hégémonie mondiale . »

Intervention de DENG Xiaoping (chef de la délégation chinoise à l’ONU) devant l’Assemblée générale de l’ONU, 10 avril 1974

 

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Sujet : Quel rôle se donne la Chine dans le monde dans les années 1960-70?

Pour traiter ce sujet, rédigez 2 paragraphes répondant aux questions suivantes? Citez les documents et utilisez vos connaissances personnelles.

 

1. Comment la Chine présente-elle l'organisation du monde?

Vous montrerez ici:

- les "3 mondes" définis par le responsable chnois

- les rapports entretenus par la Chine avec les 2 superpuissances de la Guerre Froide (notamment avec l'URSS) ainsi qu'avec les pays en développement.

 

2. Quelles sont succès et les limites de cette influence?

Vous montrerez ici :

- l'influence du modèle maoïste dans le monde.

- les limites de l'influence chinoise.

Rédigé par Team Histoire-Géo

Publié dans #Exercice, #Histoire monde, #Asie

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