La Bolivie : une marge en voie d'intégration à la mondialisation.

Publié le 8 Février 2021

La Bolivie : une marge en voie d'intégration à la mondialisation.

 

Potosi et, à l'arrière plan, le célèbre Cerro Rico, exploité pour ses ressources minérales depuis le XVIe siècle.

 

Document 1a : La Bolivie, un État latino-américain, entre Andes et Amazonie

 

 

Document 1b : La Bolivie, un pays du sud.

 

Document 2 : "Un pays qui émerge économiquement", D. González in Courrier international, 9 août 2019.

« Certains parlent de “miracle bolivien” ; d'autres, de “modèle socio-économique communautaire productif” ; d'autres encore, tout simplement, de “projet gouvernemental bolivien”. Quel que soit son nom, le programme économique qu'Evo Morales a mis en place dès son arrivée au pouvoir en 2006 est, selon tous les indicateurs, le plus réussi et le plus stable de la région. Ces treize dernières années, le PIB a bondi de 9 milliards, à plus de 40 milliards de dollars, le salaire réel a augmenté, le PIB par habitant a triplé, les réserves de change sont à la hausse, l'inflation n'est plus un problème, et l'extrême pauvreté a chuté, passant de 38 % à 15 %, soit une baisse de 23 points. […].

Tout le monde s'accorde à dire que le changement s'est amorcé avec la nationalisation des hydrocarbures en 2006. “Le fonctionnement de notre modèle économique est simple : nous utilisons ce que la nature nous a donné. Sous le précédent régime néolibéral, cette richesse était aux mains des multinationales. Nous avons nationalisé le secteur pour pouvoir distribuer l'excédent de deux manières : nous réinjectons une partie de cette richesse dans l'économie, et nous en redistribuons une autre partie”, affirme Luis Arce Catacora, le ministre des Finances bolivien. »

 

Document 3a : l'intégration par le gaz.

 

Document 3b : la quartier des affaires de Santa Cruz de la Sierra, nouvelle capitale économique du pays.

 

Document 4 : un pays qui s'ouvre au tourisme international.

 

Document 5a : Le triangle d'or du Lithium.

 

Document 5b : "La Bolivie tarde à exploiter ses importantes ressources en lithium", Radio Télévision Suisse, juillet 2016.

La Bolivie possède les premières réserves mondiales de lithium. Or, son exploitation industrielle tarde malgré l'augmentation des besoins mondiaux, notamment avec l'essor des voitures électriques.
Un destin de "roi du lithium" a été prédit à la Bolivie il y a quelques années. Le pays entend en effet exporter lui-même ce métal mou, notamment utilisé dans les batteries, sans l'aide des grandes compagnies. Un projet a été lancé par le gouvernement il y a huit ans, mais ne s'est pas encore concrétisé. Pourtant, le marché mondial est porteur: le fabricant de voitures électriques Tesla prévoit par exemple de fabriquer 500'000 véhicules par an à l'horizon 2020, et devra pour cela absorber la totalité de la production mondiale de lithium. Et si actuellement une tonne de carbonate se négocie à 12'000 francs, le marché pourrait valoir environ 45 milliards de francs d'ici à 2022: de quoi changer le destin du pays le plus pauvre d'Amérique du Sud.
La Comibol, l'entreprise minière publique bolivienne, exploite un site pilote d'extraction du lithium dans le Salar d'Uyuni, le désert de sable où se rendent quelque 10'000 visiteurs par an. La technologie y est bolivienne de la recherche jusqu'au produit final. "D'ici deux ans, nous pourrons concurrencer les principales entreprises. Le lithium va devenir le pétrole du XXIe siècle", a assuré Waldo Encina, l'un des ingénieurs en chef du projet, dans l'émission Tout un monde de la RTS.
Les autorités boliviennes ne souhaitent pas exporter le lithium sans valeur ajoutée comme c'est le cas avec d'autres matières premières telles que le gaz naturel, le bois ou les minerais précieux. La Paz a même repoussé des offres de multinationales comme le japonais Mitsubishi ou le français Bolloré. "La Bolivie décidera du prix du lithium et des batteries pour le monde entier", a même promis le président bolivien Evo Morales.
Actuellement, la Bolivie vit principalement de l'agriculture, de l'élevage et du tourisme. Mais l'objectif affiché est de produire l'équivalent de la production mondiale actuelle de lithium d'ici 2019. A terme, le pays compte aussi être capable de fabriquer ses propres batteries.
Ressources humaines insuffisantes Or, les ressources humaines mobilisées sont insuffisantes et peu formées. Cette politique est très critiquée par certains experts locaux, qui accusent la Bolivie de passer à côté du "marché du siècle", alors que leurs voisins argentins et surtout chiliens s'y sont déjà lancés. "Non seulement cela signifie un retard dans la rentrée de revenus pour la Bolivie, mais cela influe de manière négative sur le marché mondial du lithium. Il y a une grande insuffisance. On doit résoudre cette pénurie, sinon il faudra trouver des substituts au lithium", a expliqué à Tout un monde l'expert Juan Carlos Zuleta.

 

Document 5c : Le lithium en Bolivie, ressources et exploitation.

 

Document 6 : L'intégration par le narcotrafic.

 

Document 7 : "Les limites de l'intégration de la Bolivie dans la mondialisation", France 24, octobre 2018

« La Cour internationale de justice (CIJ) a estimé, lundi 1er octobre, que le Chili ne pouvait pas être tenu de négocier avec la Bolivie qui cherche à retrouver un accès à l'océan Pacifique, perdu au bénéfice de son voisin à l'issue d'une guerre de quatre ans en 1883. Les Boliviens avaient alors perdu près de 400 km de littoral le long du désert d'Atacama et 120 000 km2 de territoire. […]

Après plus d'un siècle de négociations infructueuses avec Santiago, La Paz a saisi la CIJ en avril 2013, clamant que le Chili s'était toujours engagé envers la Bolivie pour mettre fin à l'enclavement du plus pauvre pays d'Amérique du Sud. La Bolivie, qui conserve une marine nationale, affirme que la croissance annuelle de son PIB serait supérieure d'au moins 20 % si elle n'avait pas été privée d'un accès à la mer. La perte notamment de la mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde qui se trouve dans la zone disputée, a gravement touché les peuples indigènes du pays, selon des militants boliviens.

“La Bolivie est née avec la mer et les deux sont inséparables : depuis son enclavement forcé, notre pays ne peut profiter des richesses et des opportunités offertes par les océans”, a déclaré Evo Morales en mars. »

 

Document 8 : Une "cholita" dans les rues de La Paz.


___________________________________________________________________________

 

Consignes :

Réalisez un croquis sur le sujet suivant : "la Bolivie, une marge en voie d'intégration à la mondialisation"

Pour réaliser ce travail, suivez les étapes suivantes :

- étape #1 : analyse du sujet => quel est le sens du sujet? que dois-je montrer/démontrer? à quelles questions dois-je répondre?

- étape #2 : analyse des documents => repérez et notez tous les éléments utiles au traitement du sujet / à la réalisation du croquis

- étape #3 : organisation de la légende => définissez deux ou trois parties permettant de traiter le sujet et répartissez les éléments dans ces différentes parties.

- étape #4 : définissez un figuré et choisissez une couleur pour chacun des éléments du croquis.

- étapes #5 : réalisez le croquis.

Rédigé par Team Histoire-Géo

Publié dans #mondialisation, #étude de cas

Repost1
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article