T2 - Chapitre 2 : Une nouvelle donne géopolitique : bipolarisation et émergence du tiers-monde (1949 - débuts des années 1970) (première partie)

Publié le 30 Avril 2021

Thème  2 – LA MULTIPLICATION DES ACTEURS INTERNATIONAUX DANS UN MONDE BIPOLAIRE (DE 1945 AU DÉBUT DES ANNÉES 1970)

 

Chapitre 2 : Une nouvelle donne géopolitique : bipolarisation et émergence du tiers-monde (1949 - débuts des années 1970) (première partie)

 

Attaque au napalm, sud-Vietnam 1966

 

=> Comment l'affrontement entre les États-Unis et l'URSS conduit-il à la bipolarisation du monde ?

=> Comment la décolonisation aboutit-elle à l'affirmation de nouveaux acteurs ?

 

I - LA GUERRE FROIDE ET L'ORDRE MONDIAL BIPOLAIRE

 

A - La bipolarisation du monde (1949-53)

 

1. L'opposition de deux modèles idéologiques antagonistes.

 

Les États-Unis et l'URSS défendent des conceptions du monde et de l'organisation de la société radicalement différentes. Ils cherchent tous deux à diffuser leur modèle idéologique tout en dénonçant la menace que représente l'ennemi.

- les États-Unis prônent un modèle démocratique, libéral et capitaliste. Ils défendent l'économie de marché, le libre-échange, le pluralisme politique et les droits de l'homme. Dans l'après guerre, fort de leur prestige de vainqueur et de leur puissance économique, ils se présentent au monde comme les "défenseurs de la liberté" et de la démocratie contre la tyrannie. Ils se font ainsi les promoteurs de "l'American Way of Life", modèle de société basé sur la réussite individuelle, l'abondance et la consommation de masse. Celui-ci se diffuse rapidement, en Europe surtout, notamment par l'exportation de biens de consommation (chewing-gum, Coca-Cola, cigarettes blondes...) et de productions culturelles (le cinéma avec Marilyn Monroe, la musique avec le jazz puis Elvis Presley). Il faut noter que les soldats américains basés en Europe et en Asie participent largement de cette diffusion du "rêve américain".

- l'URSS défend un modèle communiste basé sur les théories marxistes. Celles-ci prônent notamment la dictature du prolétariat afin d'exproprier la bourgeoisie et de mettre en place une société sans classe, libre et égalitaire. Dans le modèle soviétique, l'intérêt commun passe avant l'intérêt personnel, ce qui permet notamment de justifier l'encadrement et la surveillance de la société ainsi que le parti unique qu'est le PC. Si le régime stalinien peut être qualifié de totalitaire, le leader soviétique présente toutefois son régime comme celui de la démocratie et de la liberté des peuples contre l'oppression capitaliste et l'impérialisme yankee. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'URSS tire bénéfice du prestige de l'armée rouge et des mouvements de résistance communistes pour diffuser son idéologie.

 

Une image du "rêve américain" : propriété privée, consommation et abondance.

 

Une image du modèle soviétique : affiche publiée en 1953 à la mort de Staline. On y voit Marx, Engels, Lénine et Staline. Sur les drapeaux, on peut notamment lire : "en avant vers la victoire du communisme", "pour le bonheur des peuples"

 

2. La bipolarisation du monde

 

De l'Europe, la confrontation est-ouest s'étend rapidement au monde. Les deux camps, qui cherchent à diffuser leur modèle idéologique et à étendre leur zone d'influence, s'affrontent ainsi indirectement sur tous les continents.

- partout dans le monde, les deux grands multiplient les alliances diplomatiques et militaires afin de constituer leur "bloc" respectif.

  • Les États-Unis signent le Pacte de Rio en 1948 avec les États d'Amérique Latine, l’ANZUS en 1951 avec l’Australie et la Nouvelle Zélande, le pacte de Bagdad en 1955 avec la Turquie, l'Irak, l'Iran, le Pakistan et la Grande-Bretagne. En juillet 1949, ils lancent aussi le Plan Dodge, un plan d'aide économique à destination du Japon. Cette véritable "pactomanie" traduit la stratégie d'encerclement du bloc soviétique dans le cadre de la politique du containment.
  • Le camp soviétique se renforce avec la naissance de la République Populaire de Chine le 1er octobre 1949, régime communiste dirigé par Mao Zedong, avec qui Staline signe un traité d'alliance et d'amitié en 1949. En Europe, le Pacte de Varsovie (l'équivalent de l'OTAN) est créé en mai 1955. Au Moyen-Orient, les soviétiques soutiennent l’Égypte du colonel Nasser, la Syrie ou encore le Sud Yémen.

 

L'ordre mondial bipolaire dans les années 1960.

- la bipolarisation du monde et la constitution des sphères d'influence s'effectuent également parfois par des actions armées :

  • En 1953, la CIA (créée en 1947) organise avec le MI6 britannique l'opération « Ajax » qui vise à renverser le 1er ministre iranien Mossadegh pour placer au pouvoir le "Shah" Reza Pahlavie, plus conciliant vis à vis de Washington. En 1954, c'est une fois de plus la CIA qui organise le coup d’État contre le socialiste Arbenz Guzman, pourtant démocratiquement élu à la présidence du Guatemala. Les États-Unis défendent ainsi à la fois leurs intérêts politiques et économiques.
  • La guerre de Corée (1950-53). Après le départ des Japonais en 1945, la péninsule coréenne est coupée en deux zones d’occupation (situées de part et d’autre du 38è parallèle) qui donnent naissance en 1948 à deux États idéologiquement opposés. Au Sud, les nationalistes sont soutenus par les États-Unis alors qu'au nord, la République Populaire de Kim Il Sung est soutenue par l’URSS. Encouragés par Staline, les Nord-Coréens envahissent le Sud en juin 1950. Truman réagit en envoyant des troupes sous pavillon des Nations Unies (mais constituées à plus de 80% de soldats américains et commandées par le général MacArthur). Cette intervention provoque l’entrée dans le conflit de la Chine communiste : les Sud-Coréens reculent et le front se stabilise autour du 38ème parallèle. L'armistice est signé en Juillet 1953 : le conflit a fait près de deux millions de morts et la frontière est presque inchangée par rapport à 1950. Jusqu'à aujourd'hui, aucun accord de paix n'a été signé entre les deux Corées.

 

La Guerre de Corée, un conflit périphérique de la Guerre Froide (1950-53)

 

3. La course à l'armement et l'équilibre de la terreur.

 

États-Unis et URSS se lancent par ailleurs dans  une véritable "course à l'armement" : s'instaure ainsi un "équilibre  de la terreur" qui laisser planer le spectre de la guerre thermonucléaire et de la destruction mutuelle ("Mutual Assured Destruction", MAD)

- les États-Unis,  qui détiennent l'arme nucléaire depuis 1945, développent leur arsenal et mettent au point la bombe H en 1952. L’URSS se dote quant à elle de la bombe A en 1949 puis de la bombe H en 1953. De leur côté, le Royaume-Uni réalise ses premiers essais nucléaires en 1952, la France en 1960 et la Chine en 1964.

- pour les responsables américains et russes, les armes nucléaires ont pour unique fonction de décourager une éventuelle attaque de lʼadversaire : c’est la doctrine de la dissuasion nucléaire, encore en vigueur de nos jours.

-  le monde vit dans la crainte d’une guerre atomique qui détruirait l’humanité. A partir des années 1950, de plus en plus d'américains construisent par exemple des abris anti-atomique pour se protéger en cas d'attaque!

 

Explosion de Tsar Bomba, la plus puissante bombe H jamais utilisé (57 mégatonnes), dans l'arctique russe en octobre 1961.  L’éclair de l’explosion fut visible à plus de 1 000 km du point d’impact et le champignon atomique en résultant parvint à une altitude de 64 km pour un diamètre de 30 à 40 km

 

Livret officiel du gouvernement fédéral des États-Unis publié en décembre 1961, afin d’informer et de protéger les citoyens en cas de guerre ou d’attaque nucléaire.

 

B - La coexistence pacifique et ses limites (1956-1962)

 

1. Le "dégel" des relations est-ouest

 

A partir de 1956, les relations entre les deux grands se "réchauffent" quelque peu : l'idée d'une inévitable confrontation militaire est écartée et les tensions s'apaisent entre les systèmes capitaliste et communiste. Comme le notait l'intellectuel français Raymond Aron, si la "paix [est] impossible, [la] guerre [est ]improbable".

- A la mort de Staline (1953), son successeur Nikita Khrouchtchev entame un processus "déstalinisation". Lors du XXème congrès du PCUS, il dénonce le culte de la personnalité et les crimes du "petit père du peuple" (sans toutefois réellement modifier le fonctionnement du régime soviétique) et cherche à renouer le dialogue avec les États-Unis. Il dissout le Kominform en 1956 et se rend même à Washington en 1959 (sous la présidence Eisenhower) puis rencontre J.F.Kennedy à Vienne en 1961. C'est la "coexistence pacifique" (1956-1962)

- si cette période de "dégel" des relations américano-soviétiques témoigne d'une première prise de conscience du danger nucléaire, elle reflète surtout la nécessité pour l'URSS de rétablir l'ordre au sein de son bloc (après les émeutes ouvrière de Berlin en 1953 et l’insurrection hongroise de Budapest en 1956) et d'accélérer le développement économique de l'URSS (notamment par l'acquisition de technologies occidentales, comme avec les fameux tracteurs américains John Deere qui servent de modèle aux Kirovets soviétiques).

- la compétition entre les deux grands se déplacent à d'autres domaines comme le sport (lors des J.O. notamment) et la science, en particulier dans le domaine aérospatial. Dans cette "course à l'espace", les soviétiques lancent le premier satellite Spoutnik en 1957 et Y. Gagarine effectue le premier vol habité en 1961. En retard sur les russes, les américains créent la NASA en 1958 et lance le programme Apollo en 1961. En 1969, ils sont les premiers à marcher sur la lune, évènement retransmis en direct à la télévision en mondiovision (sauf en République Populaire de Chine)

 

Timbre de l'URSS de 1961 commémorant le vol de Youri Gagarine

 

Neil Armstrong sur la Lune

 

2. Une période également marquée des crises.

 

Malgré le relatif  apaisement entre les deux superpuissances, des crises viennent menacées l'équilibre mondial et la paix.

- la deuxième crise de Berlin (12-13aout 1961) : pour empêcher les est-allemands de fuir vers la RFA en passant par Berlin (3 millions en 15 ans), Khrouchtchev exige la transformation de l'ancienne capitale en une ville libre neutralisée (sous contrôle de l’ONU) sous peine de donner à la RDA la pleine souveraineté sur la ville. Devant le refus de Kennedy, le gouvernement Est-allemand fait édifier dans la nuit du 12 au 13 aout 1961 un mur fermant l'accès à Berlin-ouest. Les occidentaux présentent ce "mur de la honte" comme le signe de l'échec de l'échec du système communiste. Ces derniers parlent quant à eux de "mur anti-impérialiste"...

 

La construction du mur de Berlin, le 13 aout 1961.

 

Le mur de Berlin

 

- la crise des missiles de Cuba (du 14 au 28 octobre 1962) : en 1959, le révolutionnaire socialiste Fidel Castro renverse Fulgencio Batista (dictateur soutenu par les USA). Progressivement, Cuba se rapproche de l'Union Soviétique. En réaction, les États-Unis mettent en place un embargo sur l’île (octobre 1960) et soutiennent un débarquement d’exilés cubains anti-castristes dans la Baie des Cochons en octobre 1961 (qui sera un échec). Les dirigeants cubains acceptent alors que l’URSS installe des missiles sur l’île en août 1962. Lorsque les États-Unis découvrent les rampes de lancement, ils mettent en place un blocus militaire de l'ile et entament des négociations pour le retrait des missiles. La tension entre les deux superpuissances est à son comble et le monde est tout  proche de basculer dans un 3ème conflit mondial. Devant la fermeté de Kennedy, Khrouchtchev décide finalement de retirer les missiles. En contre-partie, les États-Unis s'engagent à ne pas renverser le régime de Fidel Castro.

 

La crise des missiles de Cuba

 

Le "bras de fer" diplomatique entre Khrouchtchev et Kennedy sur fond de menace nucléaire lors de la crise des missiles de Cuba en octobre 1962.

 

C - La détente et ses limites (1962 - 1973)

 

1. La détente.

 

La crise de Cuba favorise la prise de conscience du danger nucléaire et du nécessaire apaisement des relations internationales. les deux grands se décident alors à renforcer le dialogue. C'est période de "la détente" qui se manifeste de différentes façons :

- en 1963, l’installation du « téléphone rouge », ligne directe entre Moscou et Washington  permet de se concerter rapidement en cas de crise.

- les deux superpuissances signent plusieurs accords sur les armes nucléaires : le traité de Moscou en 1963 interdisant les expériences nucléaires (signé par plus de 100 pays mais pas par la France ni la Chine), celui de non prolifération en 1968 et les accords SALT1 (qui limitent le nombre de missiles stratégiques) en 1972.

- entre 1972 et 1974, Leonid Brejnev et Richard Nixon se rencontrent à 3 reprises. Nixon se rend également en Chine en 1972.

- en 1975 a lieu la rencontre dans l'espace entre la capsule russe Soyouz et la capsule américaine Apollo, signe d'une plus intense coopération dans le domaine scientifique.

- En Europe, l’Ostpolitik menée par le chancelier Willy Brandt à partir de 1969 amène à la normalisation des relations entre les deux Allemagnes. En décembre 1972 est ainsi signé le "traité fondamental" (reconnaissance mutuelle) et les deux États sont admis à l’ONU en septembre 1973.

- la détente culmine en 1975 avec les accords d’Helsinki, signés par les États européens, les États-Unis et l’URSS, qui entérinent les frontières européennes issues de la 2nde Guerre mondiale, posent les principes d’une coopération économique et affirment la primauté des droits de l’homme.

 

Le président Richard M. Nixon (à droite) et le dirigeant soviétique Leonid Brejnev  à la Maison Blanche à Washington, le 21 juin 1973.

 

2. Le maintien des conflits périphériques.

 

L'amélioration des relations entre les deux superpuissances n'empêche pas l'éclatement de crises internationales qui mettent russes  et américains indirectement aux prises.

- en Amérique Latine, les États-Unis soutiennent des régimes dictatoriaux anti-communistes, comme au Brésil ou au Nicaragua. En 1973, le gouvernement socialiste de Salvador Allende est renversé par un putsch mené par le Général Pinochet, soutenu par la CIA ; il instaure une dictature qui dure jusqu'en 1990.   

- En 1975, les Khmers Rouges, mouvement communiste                  radical d'inspiration maoïste, prennent le pouvoir au Cambodge. Leur leader Pol Pot met en place une dictature d'une rare violence.

- la guerre du Vietnam (1964-73) : depuis les accords d'indépendance de Genève en 1954, le Vietnam en divisé en 2 parties de part et d'autre du 17e parallèle : au nord, la République Démocratique du Vietnam, régime communiste dirigé par Ho Chi Minh, et au sud la République du Vietnam pro-américaine dirigée par Ngô Đình Diệm. Présent depuis 1956 pour appuyer leur allié du sud (grâce à des "conseillers militaires"), l'entrée en guerre des États-Unis se fait véritablement en 1964, à la suite d’un incident naval qui oppose deux destroyers américains à la flotte nord-vietnamienne. Les américains procèdent à des bombardements massifs sur le nord (comme sur Hanoï en 1965), puis, progressivement, interviennent aussi à terre. Les effectifs américains ne cessent d’augmenter (quelques milliers de soldats en 1964, 175 000 en 1965, 500 000 en 1967 !). Si les moyens militaires déployés par l'armée américaine sont impressionnants (et largement supérieurs à ceux des nord-vietnamiens), ils ne suffisent toutefois pas à mettre en échec la guérilla menée Ho Chi Minh et les Vietcongs. En 1973, les accords de Paris désengagent les USA mais la guerre se poursuit pour le Vietnam du Sud conquis par le Nord en 1975.

 

Attaque américaine à proximité de la frontière Cambodgienne, en Mars 1965.

 

Attaque d'un village sud-vietnamien, 1966

 

 

3. Des superpuissances de plus en plus contestées.

 

La période de la détente témoigne aussi des contestations et des critiques que connaissent les deux superpuissances à l'intérieur de leur sphère d'influence respective.

- à partir des années 1960, l'image des États-Unis dans le monde commence à se dégrader. La guerre du Vietnam, largement médiatisée, met notamment en évidence les contradictions entre les valeurs défendues par le pays et la brutale réalité du conflit. La célèbre photo de "la petite fille au napalm" (1972) joua par exemple un rôle non négligeable dans le retrait des États-Unis du Vietnam.

- L'autorité des États-Unis se trouve par ailleurs contesté à l'intérieur même de sa sphère d'influence. C'est par exemple le cas de la France qui, sous la présidence du général de Gaulle, cherche à affirmer son indépendance en développant sa propre arme nucléaire et en sortant du haut commandement intégré de l'OTAN (1966).

- Le modèle américain est enfin remis en cause à l'intérieur même du pays où se développe une critique multiforme portant tout à la fois sur les inégalités de la société américaine, le racisme et la ségrégation raciale et la politique impérialiste menée au Vietnam et en Amérique latine... Le mouvement des droits civiques (organisé notamment autour du pasteur Martin Luther King entre 1954 et 1968) et celui des Blacks Panthers (fondé en 1966 par Bobby Seale et Huey P. Newton), les émeutes urbaines de Watts en 1965 (Los Angeles) et Détroit (1967) ou encore le mouvement hippie (qui se développe en Californie entre 1967 et 1969) sont autant d'exemples de contestations de l'American Way of Life et de la politique étrangère américaine.

 

8 juin 1972, Trang Bang, Sud-Vietnam. Kim Phuc a 9 ans quand un avion sud-vietnamien largue sur son village des bombes au napalm. Une photographie de Nick Ut couronnée par le prix Pulitzer.

 

La contestation menée par la jeunesse américaines (fin 1960's)

 

- dans le bloc soviétique, le leadership de l'URSS est tout d'abord remis en cause par la rupture sino-soviétique (1965-69). La Chine de Mao, qui cherche à s'émanciper du "grand frère" soviétique et à affirmer son indépendance sur la scène internationale, rompt en effet ses relations avec Moscou et cherche à se définir comme le leader du communisme mondial.

- des démocraties populaires cherchent également  à s’émanciper du modèle stalinien. C'est notamment le cas en Tchécoslovaquie avec le "Printemps de Prague" de1968. Alexander Dubček, premier secrétaire du Parti communiste Tchécoslovaque depuis janvier 1968, met en oeuvre sa politique du « socialisme à visage humain » et entame une relative libéralisation du régime (liberté de la presse, d’expression et de circulation, démocratisation de la vie politique et décentralisation de l’économie). Le mouvement est écrasé par les troupes du pacte du pacte de Varsovie en août 1968.

 

Les chars des troupes du Pacte de Varsovie dans Prague en août 1968
 

 

=> entre 1949 et le début des années 1970, un ordre mondial bipolaire se met en place autour des deux superpuissances antagonistes que sont les États-Unis et l'URSS. Les différentes  crises qui marquent la période témoignent des logiques, des modalités et des enjeux de cette Guerre Froide. Toutefois, cet ordre mondial est de plus en plus contesté, aussi bien à l'intérieur des blocs (notamment au cours de l'année 1968) que par les pays du 1:3 monde...

 

Vocabulaire :

bipolarisation - blocus - CIA - coexistence pacifique - containment (endiguement) - déstalinisation - détente -   dissuasion nucléaire - équilibre de la terreur - idéologie - impérialisme - modèle idéologique -  Mutual Assured Destruction (MAD) - Ostpolitik - pactomanie - panarabisme -

Rédigé par Team Histoire-Géo

Publié dans #cours histoire

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